Nymphe du Rhône – 21 octobre 2016 – Grand Large
Un sillon dans les flots, tels sont mes mots
La démesure de la vie est sans fin et obligatoire. La mémoire est sans forme et illimitée. Tu me perçois dans ta partialité. Un mouvement de l’onde m’inonde et me ravit. J’éclaircis ma vie et je m’évanouis. Éternelle et si belle est ma vie, un horizon infini. Faut-il un but, j’en doute. Dans l’instant ma vérité s’établit, mon corps s’épanouit. Tel un miroir, j’aperçois ton regard bienfaisant, ta douceur, ta langueur, ton humeur. Je suis et je vis au rythme des vagues, je divague, je m’échappe, fugace, virevoltante et abondante. Les mots sont des limites. Le divin se manifeste à travers moi, à travers mes gestes, à travers ma voix et mon émoi. Un arc-en-ciel, un bonheur, tout est à la hauteur de ma vie qui s’exprime et m’interpelle; un vie quantique, reliée à l’ondée, incommensurable. J’inonde et j’abonde, l’espoir est mon devoir, ma vérité révélée. Une mouvance, un instant, ma vie est un mouvement perpétuel, une roue, une mirabelle, une aile.
Mon ondulation est une évolution
Ma douceur est infinie, ma langueur une habitude. Je jouis de la vie qui s’épanouit. Mon ondulation est une évolution, un cheminement, une saveur ondulatoire, un reflet dans le miroir de la vie, une émotion infinie. Je respire et j’aspire à être. Belle et douce, beauté et douceur, tels sont mes faveurs, tel est mon harmonie, ma vie, un éclat, un reflet lumineux. Je me languis et m’évanouis, je m’abandonne à la vie. Un sillon dans les flots, tels sont mes mots. Évanescente et légère, j’inonde et abreuve la virtuosité de mon être, à jamais ouverte. Voyage dimensionnel éternel, glissant et volupté me font évoluer. Un jour, une nuit, à l’infini. Mes sœurs se languissent et s’évanouissent. Un espoir, un instant, j’aime ce moment d’abandon, cette virtuosité de la vie qui coule, s’écoule, ondulation et volupté, bonheur et douceur. J’évolue à travers l’espoir. La source, ma source de vie est volupté et infinie. Je coule et j’imagine.