Dryade – Jeudi 03 Novembre 2016 – Bois Arbresla
Ma magnificence est habitée par un arbre
Ma vérité est celle-ci : la vie est coutumière, ma philosophie est divergente et sensible. La dimension ou j’évolue file à travers le temps, elle est fugace et aléatoire. Je personnifie l’illusion d’être une déesse des arbres. Ma magnificence est habitée par un arbre, tel un écrin de beauté et d’Amour. J’évolue à travers lui et m’attache à ses sentiments. Sa dévotion est fortuite et imaginaire. Faut-il une existence véritable pour saluer le divin en nous ? J’imagine une interruption novatrice et rédhibitoire, une illusion de moi-même au sein de cette dimension véritable. La rencontre d’un arbre est salutaire. Mon paysage est tourné vers l’infinie et l’immensité. La contemplation s’amoncelle comme une étincelle de ma vie en expansion. Ma réalité est divergente. J’évolue et je grandis en divers infinis. L’Amour de la source nous uni. La joie et la mélancolie m’inspirent, qu’en-est-t-il de l’avenir ? Un bien étrange mot, l’avenir, tout est illusion, mon élégance, ma démarche est transitoire, dans ce « je » qui n’existe pas.
Mon élégance est mon allégeance à cet univers
Élégance et évolution telles sont mes fonctions. Je chante au clair-matin et me lamente au clair de lune. Émotion et apaisement, la nuit m’envahit et me réjouie. La densité comme un filet, me protège et m’héberge. Tel un radeau sur les flots, je m’avance en douceur, mon élégance est mon allégeance à cet univers, à ces merveilles, à ces lumières de mon être. L’arbre est ma seconde vie, tel des jumeaux. Il est ma peau, je suis son parfum, il m’enchante et me ré-enchante tel une danse perpétuelle. Émotion et ravissement. Nous aimons la vie, nous sommes la vie qui respire à travers nous, nous évoluons avec élégance et distinction. A pas de loup et tout en douceur nos déplacements fusionnent avec l’humeur. De l’émotion et de l’apaisement, nous sommes ambivalents.