search instagram arrow-down

Manger trop – Dimanche 11 Décembre 2016 – Arbresla

J’imagine une rivière apaisante

Indifférence et insouciance, tels sont les maux. J’envisage cette part de moi-même évoluant au firmament ascensionnel. Ma conviction, mon humanité à jamais rejetée, mon ambition amer, ma déliquescence, mon odorat s’affirme et se rétracte. Un ange déjoue et joue avec la postérité, l’entièreté du corps. Sa valeur, ses méfaits à jamais impénétrables, incommensurables et habités. J’imagine une rivière apaisante ou coule la vie, cette vie originale, fabuleuse et non-obstruée par tout mon être. J’évolue dans des sphères, dans des hauteurs ou l’humeur et la vertu s’émancipent d’elles-mêmes. J’avance et recule, ma transformation est constante, ma volonté anéantie s’impatiente et révèle son amertume. Cette énergie gît au plus profond de mon être. En vouloir à qui, en vouloir à quoi ? Suis-je le seul à blâmer, dois-je me juger ? Un fragment d’espoir n’est pas illusoire.

Un ancrage dans la matière

Un matin rayonnant, alléger du poids de la vie, cette vie même qui m’emprisonne dans cette carcasse, dans ce ghetto de moi-même. Une dissonance dans le grand tout est illusoire. Je m’accroche à l’espoir. Mon évolution circulaire, ma révolution aléatoire, tout est illusoire. Un ancrage dans la matière, un point de repère, une borne, une limite, voilà cette énergie. Une densification de l’espoir, d’être finalement. Un point de repère dans le firmament de qui je suis, un cosmos, un univers, une lumière dans l’immensité exacerbée et impénétrable. Le besoin d’exister, manger trop pour ne pas être séparé, pour faire corps avec le corps, avec la source, avec le père. Espoir et contradiction, malaise et enchantement, tout cela entremêlé dans mon humanité. L’illusion d’être séparé, à jamais retrouvé.