Vie japonaise – Vendredi 15 décembre 2017 – Villa Urbana
L’air est plaisant, j’aime travailler au vent
Ma rédemption ne s’infligera pas à mon émoi, à mes émotions. Je suis un cantonnier, un ouvrier, l’air est plaisant, j’aime travailler au vent, toute cette nature, tous ces déchaînements, suis-je si petit, si insignifiant, que vont penser mes arrières petits-enfants ? Ce travail est dur, un jour je dessinerai des plans, à quoi bon faire des routes qui se jettent toutes dans cette eau séante. Pourquoi cette absurdité, pourquoi cette vie enchaînée, pourquoi ne devrais-je jamais dévier … Les hommes sont des brutes. Cette femme qui m’a tellement oublié, moi le forcené, aucune chance de la faire rêver. Aucune chance même de l’approcher…
Quelle beauté, quelle joie perdue
Dragon donne-moi la force de continuer. J’ai eu mes moments de félicité, j’étais jeune, ma sœur voisine maîtresse évoluait et générait chez-moi cette allégresse. Quelle beauté, quelle joie perdue, à jamais perdue, un jour ma vie sera plus douce. Mes ancêtres apeurés n’ont pas su me protéger, une génération de perdant, de la peur à foison. Dragon donne-moi ta force et ta sagesse afin que je progresse. Je relève le défi, un jour, une autre vie où je serais respecté et aimé me sera révélée. Je perds la tête, concentre-toi, voilà que je parle à mes ancêtres !